Pourquoi faisons-nous des choix alimentaires qui ne collent pas toujours à nos objectifs ? Il y a tant de raisons pour lesquelles il y a des gens qui ont du mal à suivre un « régime » alimentaire. Je vais vous présenter ici 4 problèmes communs qui nous mettent des barrières, et aussi comment faire pour vous aider à les dépasser.
Je suis sûr que vous allez deviner quels sont ces problèmes, et même certains d’entre vous, les connaissent bien. Mais il y a une différence entre savoir quelque chose d’une manière subconsciente et l’intégrer au point de réellement agir.
Parfois, il suffit d’un déclic pour passer de savoir quelque chose qu’on a entendu à réussir à le mettre en application. Donc même si certains vont penser que c’est évident, cela va vous être utile et va peut-être vous déclencher ce fameux déclic.
Voici donc la liste des 4 problèmes qui affectent votre jugement à faire de bons choix alimentaires, et comment faire pour réussir à les dépasser.

1. Méfiez-vous de la faim

Ventre affamé n’a pas d’oreille ! Quand vous avez faim, inutile de vous parler ou de vous concentrer ; votre cerveau est plus réceptif à la vue de la nourriture, et de surcroît la junk food ! Avez-vous déjà remarqué que vous achetez beaucoup plus d’aliments très caloriques quand vous faites les courses et que votre ventre crie famine ?
Votre corps et votre esprit deviennent alors beaucoup plus sensibles aux aliments sucrés et salés. Vous allez certainement préférer vous jeter sur du fromage à la place de brocolis. Certaines personnes vont y arriver plus que d’autres, mais pas forcément à chaque fois. Quand vous avez faim, vous devez lutter contre votre cerveau qui envoie le signal. C’est difficile et vous avez peu de chance de gagner la bataille !
La solution ? Ne pas faire ses courses quand vous avez faim.
Si vous êtes invités quelque part où vous savez qu’il y aura pléthore de malbouffe, soyez prévoyant, et mangez un encas en partant. Vous limiterez les apports caloriques…

2. Faites-le plein de protéines

Une étude faite sur des femmes a démontré que le cerveau de celles qui avaient une alimentation pauvre en protéines, avait une réponse plus forte au signal des aliments salés (hamburgers, pizzas, fromage…)
Cette étude a révélé que ces personnes ingéraient environ 12% de calories en plus, principalement issus de junk food.
Ceci est particulièrement pertinent si vous continuez à être attiré par les aliments indésirables salés comme les pizzas, et pas tellement pour les trucs super-doux comme les bonbons.
Cela pourrait peut-être également expliquer pourquoi vous avez tant de mal à ne manger qu’une noix lorsque vous grignotez des mélanges salés de noix grillées : Peut-être que vous avez besoin de manger plus de protéines.
La solution ? Consommez au moins une quantité de protéines animales de la taille d’une main à chaque repas. Avant d’aller faire vos courses, ne partez pas le ventre vide, prenez un encas protéiné.

3. Evitez de succomber à la fatigue

Tout comme la faim, la privation de sommeil rend votre cerveau plus sensible aux images d’aliments riches en calories. Cela réduit également l’activité cérébrale dans les zones responsables du contrôle délibéré de l’apport alimentaire. La privation de sommeil réduit ce contrôle et provoque des impulsions.
Une étude menée sur des adolescents dans des conditions expérimentales de privation de sommeil ont révélé une envie particulière de sucres raffinés du style desserts et bonbons.
Avez-vous déjà été confronté à faire des « mauvais » choix car vous étiez fatigué ? Le cerveau humain va se fatiguer après une longue journée à avoir fait des choix. Il va avoir tendance à se pencher sur l’option la plus facile. Quand vous êtes invités chez vos parents, si votre maman a préparé un délicieux gâteau, mais que vous n’en voulez pas car vous faites attention à votre ligne. Allez-vous vraiment commencer à expliquer pourquoi vous n’en mangerez pas ? Sans doute que non… Vous allez vous rabattre sur l’option la plus simple et manger votre part de gâteau !

Encore une fois, certaines personnes prennent des décisions alimentaires saines lorsqu’elles sont fatiguées, surtout si elles ont l’habitude de le faire et que le choix est presque devenu automatique. Mais c’est plus difficile à faire qu’à dire.
La solution ? Dormir suffisamment ! Vous faites vos courses le samedi ? Prenez 30 min avant pour faire une sieste. Comme ça vous serez reposé pour prendre de bonnes décisions.
Vous pouvez également préparer la liste des repas de la semaine (et donc des courses) lorsque vous êtes bien reposé. Tenez-vous-y lorsque vous faites vos courses, et vous verrez, il n’y aura plus aucune tentation.
Soyez détendu car il est important de conserver suffisamment de pouvoir de décision pour faire vos choix alimentaires en accord avec vos objectifs !

4. N’ayez pas une mauvaise image de vous

Les grands noms de la psychologie sur le self-control comme Roy Baumeister, ont publié un article explorant la relation entre une mauvaise image de soi, et la frénésie de nourriture.

En bref, les gens qui ont une forte tendance à se sentir moche ou gros vont se focaliser sur leur image qu’ils dégagent immédiatement. Ils ne vont pas penser à eux sur le long terme. Le gros risque, c’est qu’ils vont essayer de ne pas succomber aux tentations. Or, c’est ce qu’il y a de pire à faire. La frustration engendrée va être énorme, et les craquages vont être destructeurs ! La perte de contrôle et la prise de poids vont être alors immédiate.

Imaginez-vous, un beignet au chocolat vous fait de l’œil mais vous pensez à votre ligne en même temps. Qu’allez-vous dire ? « Je me sens déjà gros, alors pourquoi ne pas manger ce beignet, puisque mes bonnes habitudes alimentaires sont déjà loin ». Vous rentrez donc dans un cercle vicieux et il sera difficile d’en sortir….

La solution ? Malheureusement, il n’y a pas vraiment de solutions. Les sentiments ne se commandent pas. Cependant, avoir une meilleure image de soi va permettre de régir un peu plus efficacement face à vos comportements alimentaires. C’est long, mais ça marche ! Vous ne vous direz plus : je suis gros, donc je craque sur le beignet. Mais, je commence déjà à avoir une silhouette plus musclée, plus élancée, donc je continue le processus, et je préfère prendre un encas minceur comme une poignée d’amandes !

Le jour où vous vous aimez un peu moins parce que vous vous êtes peut-être levé du mauvais pied, dites-vous que ce jour-là vous allez vous faire violence, et mettez-vous en mode Paléo tout en vous laissant l’option de vous dire que le lendemain vous pourrez craquer sur votre dessert préféré ! Vous verrez que finalement, le lendemain, vous n’aurez même pas envie de craquer car vous serez tout simplement dans un meilleur jour 😉 L’idée c’est un peu de « laisser passer l’orage » 😉

Dites-moi dans les commentaires, à quels problèmes vous êtes confrontés et comment vous avez su les contourner ?

 

 

Published by Cédric

3 Comments

  1. Ma femme, elle mange pas forcément de sucreries mais des aliments que je ne dois pas manger tous les jours style fromages et légumes secs, ou encore maïs, galettes sans gluten certes, mais avec du fromage…

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  2. Il vrai que le sommeil est important dans la régulation de la faim et dans la perte de poids. Donc les personnes comme moi qui dorment peu 5h00 à 6h00 par nuit sommes nous désavantagé par notre métabolisme. Pour ma part je gagne du temps pour faire plus de sport ou d’autres activités.

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  3. Je ne suis pas confrontée à ce problème mais le couple / les personnes avec qui nous vivons au quotidien peuvent être selon les cas des freins ou des accélérateurs. Si par exemple votre moitié est du genre à manger sans prendre de poids et ne souhaite pas changer ses habitudes alimentaires mais que vous ce n’est pas le cas, c’est une difficulté supplémentaire à prendre en compte dans son régime.

    Il peut être utile de consulter un micro-nutritionniste aussi pour éviter les craquages, surtout à la suite de régimes drastiques qui dérèglent et carencent le corps sur du moyen / long terme, afin de cibler une complémentation qui peut aider… J’ai pu constater que des manques spécifiques poussent à manger de gros volumes sans satisfaction (donc prise de poids et carence non comblée)

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