Article invité :  Jaina Vogel – ohmybody.fr

Cet article est pour toi qui ne peux pas finir un repas sans dessert. Toi qui revis grâce à ta petite douceur chocolaté du milieu d’après-midi. Toi qui prends un dernier biscuit avant d’aller au lit. Toi qui pourrais faire un repas entièrement de gâteaux. Toi qui veux te lancer dans le régime paléo mais qui a peur que ton bec sucré de compétition ne vienne tout gâcher à un moment ou à un autre.

Le sucre agit comme une drogue

Tu as raison de t’en soucier, car le sucre est comme une drogue. Il agit sur la chimie de ton cerveau comme de l’héroïne ou de la cocaïne. Les mêmes circuits de la récompense et du désir sont activés. Plus tu consommes du sucre, plus tu désires du sucre.

Tu n’es pas seul(e) dans ta galère. Je suis moi-même une accro au sucre. Ma dépendance au goût sucré m’a empêché pendant longtemps d’avoir le mode de vie sain et le corps tonique dont je rêvais. Je suis aussi une ancienne obèse. Contrairement à toi, je n’ai pas su tout de suite me lancer dans un changement de vie naturel et équilibré. Non, moi j’ai d’abord testé les régimes restrictifs, dont le fameux régime Dukan. Résultat des courses ? D’accro au sucre je suis passée à boulimique.

Heureusement, depuis plusieurs années j’ai renversé la tendance. Je me suis donnée pour mission de trouver une relation saine aux choses sucrées et d’aider les autres à en faire de même.

4 piliers pour contrôler ton bec sucré

Ton goût très fort pour le sucré te vient de longues années d’indulgence et d’un conditionnement qui associe sucre à joie et plaisir. 4 déséquilibres dans ta vie sont la cause de 100% de tes fringales de sucré et de ton incapacité à dire “non” au sucre.

L’équilibre nutritionnel

Tu penses n’être qu’un(e) pauvre nul(le), faible et sans volonté ? Ta volonté se bat contre plus fort qu’elle : tes hormones et tes réponses biologiques. Au-delà de ton cerveau, c’est tout ton corps qui se dérègle quand tu manges du sucre. Le craquage est inévitable.

Selon la quantité et la nature des glucides que tu vas ingérer, ton taux de sucre dans le sang (glycémie) fluctue énormément. Or, plus ta glycémie est élevée, plus ton corps va la réguler à grand coup d’une hormone bien connue : l’insuline. Pic de glycémie entraîne pic d’insuline… entraîne moins de deux heures plus tard un crash de ton système qui exige une nouvelle prise alimentaire (sucrée de préférence) pour retrouver un taux de sucre dans le sang dans la moyenne. Bienvenue dans un bon petit cercle vicieux !

L’équilibre environnemental

Tout ce qui t’entoure peut faciliter ou rendre plus difficile ton désir de lever le pied sur le sucré. C’est encore la faute à ton cerveau, ça. Mais le reptilien cette fois. Nous réagissons intensément à notre environnement et à ses stimuli.

Exemple concret : une boîte de gâteaux laissée nonchalamment sur ton bureau sera bien plus difficile à ignorer qu’une boîte de gâteaux au fin fond d’un placard.

Nous ne sommes pas tous égaux en matière d’environnement. Le parent qui doit faire goûter ses enfants tous les jours ou le salarié dont les collègues amènent systématiquement des cookies en salle de pause subissent peut-être plus de tentations… Mais pour eux comme pour les autres, il est impératif d’assainir son espace de vie et de connaître un certain nombre de parades qui rendent la transition hors du sucré la plus facile possible.

L’équilibre de son hygiène de vie

On en revient aux hormones. Savais-tu que le manque de sommeil avait un impact direct sur tes fringales de sucré ? Le surmenage ? Le stress ? La déshydratation ? Le manque d’activité physique aussi ?

Pour vaincre ton bec sucré et accessoirement pour vivre plus longtemps, c’est ton hygiène de vie de manière globale qu’il faut améliorer. Tu peux avoir un plan d’action nutrition parfait, si tu ne dors pas suffisamment et que tu ne t’hydrates pas, tu ne tiendras pas. Ton corps te demandera l’addition plus tôt que tu ne le penses.

L’équilibre émotionnel  

Si tu es un(e) accro au sucre, il y a de grandes chances que tu sois un mangeur émotionnel ou une mangeuse émotionnelle. C’est quoi, ça ? C’est le fait de trouver du réconfort à tes problèmes et tes insécurités dans la nourriture. Et forcément, c’est avec le sucré que ça marche le mieux.

On ne peut pas séparer la psyché de l’estomac. Nos comportements compulsifs sont intimement liés à l’histoire de nos vies, passée comme présente. Mais heureusement il n’y a pas de fatalité. C’est évidemment le champ le plus dur à travailler, mais c’est celui qui va te permettre de changer de vie et de corps durablement.

4 astuces pour te lancer sereinement dans le paléo

1)  Des plats paléo savoureux tu te feras

Et si je te disais qu’adopter le style de vie paléo était déjà une solution ? Je te le dis ! Le régime paléolithique te permet d’atteindre un meilleur équilibre nutritionnel. Il réduit fortement tes apports en glucides à index glycémique élevé. C’est-à-dire ces fameux glucides qui font monter trop rapidement ton taux de sucre dans le sang. Tous les produits industriels bourrés de sucre ajoutés bien sûr, mais aussi le pain, les pâtes, et tous les produits céréaliers qui agissent comme des carrés de sucre sur ta glycémie.

Attention toutefois à bien suivre ces deux règles : mange suffisamment et mange avec plaisir. Il faut que tes plats soient savoureux et qu’ils te fassent envie. Si tu as l’impression d’être au régime et que tu n’es pas satisfait(e), tu vas craquer et compenser avec quelque chose qui te fera “vraiment” plaisir. 9 chances sur 10 que ce soit du chocolat… Alors fais les choses bien !

2) Toujours préparé(e) tu seras

Ta mission : te faciliter la vie ! Et pour cela, tu vas essayer de laisser le moins possible la place à l’imprévu. Vide et range ton espace de vie. Prépare cinq snacks paléo que tu aimes pour les avoir à proximité si besoin. Garde toujours une activité sympa sous le coude pour ne pas tomber dans l’ennui et l’envie d’aller piocher dans le frigo.

Moins tu as de temps (et d’envie) pour te consacrer à la cuisine, plus tu seras séduit(e) par le meal prepping. Qui est tout simplement le fait de préparer l’ensemble de tes repas de la semaine en une ou deux fois, puis de faire bon usage de tes Tupperware et de ton congélateur. Ça a changé ma vie. Fatiguée en rentrant chez moi, je mangeais souvent la même chose inintéressante, car pas le courage de me faire un plat plus goûteux mais long ou compliqué. Maintenant que j’ai mes repas préparés à l’avance, je peux être plus créative et j’ai rarement envie de délaisser mon plat pour quelque chose de plus gras ou sucré.

3) Le goût sucré des fruits et des légumes tu découvriras

Est-ce qu’arrêter le sucre veut dire se passer pour toujours du goût sucré ? Sûrement pas ! Impossible même de l’envisager ! Oui, il faut doucement déshabituer son palais du goût sucré. Réduire ta consommation drastiquement va t’y aider. Mais rassure-toi, tu n’as pas à faire une croix sur le bon goût sucré.

Redécouvre le goût des aliments naturellement sucrés. Je parle évidemment de tous les fruits, mais aussi de certains légumes doux : les tomates cerises, les aubergines, les betteraves, les carottes, la courge, et selon les courants paléo, la patate douce. Apprends à sucrer en utilisant des rondelles de fruits entiers ou un peu de compote. Explore le goût de certaines épices douces, en particulier la cannelle, une super alternative au sucre ou au miel !

4) Un changement de vie tu envisageras

Pour décrocher du sucre définitivement, il faut que tu sois motivé(e) par l’envie d’un grand changement. Tu dois te projeter dans l’objectif global d’aller mieux physiquement ET mentalement. J’en viens à mon fameux équilibre émotionnel. Débute un parcours low-sugar (une alimentation réduite en sucre) et paléo en allant au-delà de la sphère de l’alimentation. Et si c’était le premier jour d’un futur plus heureux où tu es plus épanoui(e) et plus fort(e) ?

C’est l’occasion de faire la paix avec des événements difficiles de ton passé. De travailler sur les aspects de ta personnalité ou de ton rythme de vie qui t’entraînent à compenser avec le sucré. Décode tes réactions en tenant par exemple un journal de tes émotions. Comment te sens-tu au moment où le sucré t’appelle ? Viens-tu de vivre une situation stressante ? Note les éléments qui t’aideront petit à petit à prendre conscience des blocages sur lesquels tu dois agir pour aller mieux.

Lance-toi. Crois en toi. Sois convaincu(e) que tu peux avoir une relation saine au sucré, et allier santé et gourmandise !

 

Published by Cédric

1 Comment

  1. Super conseils !

    C’est vrai que ce n’est pas facile du tout de changer nos habitudes alimentaires du tout au tout…

    C’est pourtant indispensable d’avoir de bonnes habitudes pour garder une bonne forme physique et rester en pleine santé.

    Moi ce n’est pas spécialement le sucré mais plutôt le salé mon petit souci…
    Mais ça progresse doucement, le premier pas reste la prise de conscience !

    Je bosse sur ça actuellement ! 🙂

    Merci pour cet article.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *